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Ecoute, expérience et empathie dans la psychothérapie humaniste

De cette présentation des fondements de la psychothérapie centrée sur la personne (courant de la psychologie humaniste), nous pouvons en déduire que seule une formation rigoureuse, une expérience solide et une certaine vision des relations humaines constituent le socle d’une prise en charge efficace.

Le grand défi du psy pratiquant l'Approche Centrée sur la Personne (ACP) est d'offrir à la personne venant consulter le climat favorable à la libération des forces de changement qui sont en elle.

"Nous travaillons avec l’inconnu et l’imprévisible des interactions humaines. L’enjeu de nos accompagnements: savoir comment conserver et honorer notre position éthique tout en entrant dans la relation qui favorise le changement." (Jean-Marc Randin, psychothérapeute et formateur, Suisse)

Les psy formés à l’Approche Centrée sur la Personne (ACP) :

- ont fait l’expérience du potentiel de construction de soi de l’être humain grâce à leur travail thérapeutique personnel.

Ils savent, pour l’avoir vécu, que les personnes ont d’immenses ressources. Ils sont également ouverts à leur expérience et à leurs sentiments et expriment cohérence et transparence dans leur façon d’être en relation dans le cadre des consultations.

- ont appris « à écouter mieux, de manière plus sensible, plus empathique » (C. R. Rogers) En effet, ils travaillent et développent cette capacité à comprendre, à ressentir le vécu du client et à le lui transmettre. Il s’agit plus de « saisir » la personne plutôt que de s’arrêter à la compréhension du contenu seul : percevoir le sens de ce qui est dit, la signification que ça a pour la personne plutôt que d’interpréter les faits selon notre cadre de référence ;

- ont pris conscience du pouvoir de guérison extrêmement puissant que peut avoir leur regard sur la personne venant consulter, quand ce regard est dénué de tout jugement et qu’il est ressenti comme tel par la personne elle-même.

C. R. Rogers parlait de « regard positif inconditionnel » et traduisait par ce terme la capacité d’ouverture du psy à la personne du client quels que soient les sentiments exprimés (peur, colère, amour, fierté…). Il s’agit là du cœur de la relation thérapeutique centrée sur la personne : être attentif à ce que la personne ne se sente pas jugée, et surtout, qu’elle se sente regardée comme une personne ayant de la valeur.